La poussée pour les mères primipares
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[Editor's note: This article was first published in English in Midwifery Today Issue 55, Autumn 2000.]
[La note du rédacteur: Originallement publié dans Midwifery Today Issue 55, autumn 2000.]
Traduit de l'anglais par Marypascal Beauregard et Bernard Bel
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L'expulsion d'un premier bébé du corps d'une femme est un moment
critique où plusieurs torts et contretemps peuvent survenir. C'est aussi un
espace où son futur obstétrical se dessine souvent et où elle
peut être bien servie par une sage-femme patiente et paisible. Pourquoi est-ce
que je fais une distinction entre la poussée d'une primipare et d'une multipare? L'utérus multipare est plus rapide et efficace pour pousser les bébés,
et la femme multipare peut souvent passer outre les multiples mauvaises interventions
obstétricales simplement parce que les choses vont trop vite pour en subir
ne serais—ce qu'une.
Je suis actuellement intriguée de voir les multipares être
encouragées par des "pousse-pousse-pousse" durant les
accouchements télévisés de Baby Stories. Mon expérience
me démontre que les sages-femmes devraient faire tout ce qu'elles
peuvent pour ralentir la poussées chez les multipares, parce leur
corps est si efficace à expulser leur second, troisième
et quatrième bébé. Dans plusieurs cas, avec les multipares,
si la mère fait le moins possible d'effort d'expulsion, il en résulte
un périnée parfait et intact. Même si la sage-femme
se donne entièrement, les premiers bébés sont un
cas à part. Je ne dis pas qu'ils ont besoin d'être expulsés
de force ou qu'ils ont besoin qu'on investisse beaucoup sur eux. Je dis
plutôt qu'ils requièrent de la patience de la part de la
sage-femme, et une douce naissance demande de jouer une mélodie
différente.
Prenons un scénario typique d'un accouchement non-médicalisé
à la maison. La mère est en travail depuis environ 12 heures. Ses
assistants se sont relayés tout au cours de la nuit. Les membranes se rompent
spontanément après huit heures en phase active, le liquide est clair
et la mère et le bébé ont des signes vitaux normaux. Il y a
un écoulement rouge foncé (environ 2 cuillerées à table
par sensation) et la mère dit «j'ai besoin de pousser. Cette phrase
de la part de la mère amène un vent de renouveau dans la pièce.
La personne en assistance se sent mieux et pense: nous allons finalement voir ce
bébé. La longue attente se termine. Nous serons soulagés de
voir le bébé respirer spontanément. Nous pourrons commencer
à nettoyer et retourner à notre propre maison, à nos familles.
Typiquement, la sage-femme effectue alors un examen vaginal à ce moment, pour
voir si la femme est complètement dilatée et peut se laisser aller
à pousser. Avec un tel scénario, il est assez commun de constater que
la dilatation est de 8 centimètres. L'énergie de la pièce tourne
alors au découragement.
Ma recommandation avec une situation de ce genre: Ne faites pas cet
examen vaginal. Une sage-femme que je connais, formée en Europe
me disait qu'elle avait été formée à accompagner
une naissance sans faire d'examen pelvien. Pour ses deux premières
années en clinique, elle devait compter entièrement sur l'observation
des «signes» externes. Lorsqu'une maman de premier bébé
dit «j'ai besoin de pousser!», commencez à observer
ses signes externes plutôt que de faire un examen vaginal. Rassurez-la
qu'une poussée douce et facile est excellente et qu'elle peut «écouter son corps». Personne ne fait enfler son propre col
par une poussée légère dirigée par ses propres
messages corporels. Les cols enflent à cause des poussées
dirigées (enseignées par une sage-femme ou un médecin),
qui outrepassent les indices corporels de la mère. C'est devenu
une paranoïa pour les sages-femmes Nord-Américaines qu'une
femme pousse sur un col non-dilaté. Relaxez, ce n'est pas une grosse
affaire et un examen vaginal inconfortable à ce point peut retarder
la naissance de plusieurs heures. Les signes externes que vous devriez
chercher sont les suivants:
1. Lorsqu'elle «pousse» spontanément, commence-t-elle
au tout début de la sensation ou juste au sommet? Si ce n'est
qu'au sommet, c'est une indication qu'il reste encore de la dilatation
à accomplir. La femme entre généralement dans un
état de transe profonde à ce moment (ce qu'on nomme «aller sur Mars»). Elle accède à son cerveau le plus
rudimentaire, primitif, là ou la connaissance de l'enfantement
est enfouie. Elle doit avoir un refuge calme et sombre pour accéder
à cet endroit essentiel de son cerveau. Elle fermera généralement
les yeux et on ne doit pas lui dire de les ouvrir.
2. «Pousse-t-elle»? (c'est cela, grogner et s'accroupir)
avec chaque sensation ou avec toutes les autres? Si certaines sensations
ne démontrent pas l'urgence de pousser, il reste encore de la dilatation
à faire. Gardez la pièce sombre et calme, comme spécifié
ci-haut.
3. Continuez-vous à voir un écoulement? Un écoulement
rouge est un signe que le col poursuit sa dilatation. Une fois que la
dilatation est complète, l'écoulement sanguin cesse généralement
lorsque le moulage de la tête débute. Néanmoins, il
peut y avoir un autre écoulement soudain provenant de déchirures
vaginales lorsque la tête étire le périnée.
4. Regardez son anus. L'anus vous donnera de bons indices à savoir
où le crâne du bébé est situé et où
en est rendue la dilatation. Si il n'y a pas de frémissement ou
de distension anale avec les grognements, il reste encore du chemin à
faire. Une ligne rouge foncé s'étendant droit de l'anus
jusque entre les fesses se distingue lorsque la dilatation complète
est atteinte. Pour observer tout cela, bien sûr, la mère
doit se trouver dans une position à quatre pattes ou couchée
sur le côte.
J'utilise un miroir de plastique et une lampe de poche pour faire ces
observations. La mère ne doit être touchée et on ne
doit lui parler si c'est vraiment utile et qu'elle
le demande. Une selle involontaire est un autre signe de descente du bébé
et de dilatation complète. Enlevez la simplement, où se
trouve la selle de la maman se trouve généralement une petite
tête à proximité.
Pourquoi éviter cet examen à huit centimètres de
dilatation? Premièrement, parce que c'est pénible pour
la mère. Deuxièmement, parce que cela perturbe un moment
délicat dans l'accouchement où le corps accomplit de fins
ajustements pour se préparer à expulser le bébé
et où la femme accède à la partie vraiment primitive
de son cerveau ancien. Troisièmement, parce que cela la peur de ne pas être à la hauteur et la déception qui peuvent troubler les accouchements des mères
primipares. Les assistants de naissances doivent étendre leur patience
au-delà de leurs limites connues pour être plus «présents» à cet instant délicat, celui entre la dilatation
et la poussée.
Souvent, lorsque la mère primipare dit «je dois pousser», elle sent un mouvement puissant vers le bas dans son utérus
mais pas tellement de pression rectale. Celle-ci vient bien plus tard
lorsqu'elle est pleinement dilatée, mais chez certaines femmes,
il y a une poussée vers le bas, une sensation abdominale de pression.
J'ai vu tellement de scénarios hospitaliers où cette sensation
abdominale est considérée comme une envie précoce
de pousser et la mère avisée de souffler, haleter, respirer
des gaz et ainsi de suite pour résister à la poussée
abdominale. De telles instructions sont non seulement ridicules mais aussi
dommageables. Une sensation de mouvement descendant du bébé
dans l'abdomen doit être encouragée et la femme gentiment
avisée d'«aller avec son corps».
Lorsque j'ai moi-même commencé à accompagner des
naissances à l'hôpital je voulais courir chercher l'infirmière
chaque fois que la mère disait: «je dois pousser».
J'ai appris assez rapidement à ne pas le faire à cause des
examens et de la frustration engendrées par une situation telle qu la naissance qui se fait par forceps, ventouse ou césarienne alors que mère et bébé sont en parfaite santé.
J'ai appris autant que possible à ne pas trop m'en faire avec cette
déclaration pour les mères primipares, à la fois
à la maison et à l'hôpital. Spécialement si
vous avez une première phase du travail qui est longue, vous avez
pleinement le temps à la deuxième étape pour ramener
les gens dans la chambre lorsque le crâne se montre au périnée.
La sensation d'être coincé
Je recommande que les sages-femmes modifient leur notion de ce qui survient
dans la phase d'expulsion avec une mère primipare, de la «descente de la tête» au «moulage de la tête». Chaque sensation expulsive moule la tête du bébé
aux contours du bassin de la mère. Cela peut prendre du temps et
bien de la patience, spécialement si le bébé est
gros. Le moulage de la tête du bébé doit se faire
avec la même délicatesse et le même soin que Michel-Ange
appliquant du plâtre et moulant une statue. Ce travail de moulage
se déroule souvent dans le milieu du bassin et est interprété
de façon erronée comme un «manque de progression», «un arrêt» ou un «échec à
progresser» par ceux qui n'apprécient pas l'art. Je dis
aux mères à cet instant: «il est normal d'avoir
la sensation que le bébé est coincé. La tête
du bébé s'allonge et se moule un peu plus avec chaque sensation. Il descendra soudainement». C'est exactement ce qui se produit.
En lui donnant le temps de se mouler, la tête du bébé
apparaît soudainement. La progression n'est pas linéaire
et ne se déroule pas en terme de «station de descente».
Toutes ces illustrations d'un bassin avec les petites gradations d'un
centimètre de haut en bas des ischions ne peuvent avoir été
faites que par une personne qui n'a jamais senti un crâne de bébé
passer sur son rectum!
Souvent la mère peut dormir profondément entre les sensations
expulsives, cela étant le plus aidant pour recharger ses batteries
et permettre un délicat moulage de la tête du bébé.
Un verre d'eau pure avec une paille pliable, déposée sur
la table de nuit aidera à garder son hydratation adéquate.
Le bébé est un participant actif et ne doit pas être
poussé ou extrait du corps de sa mère jusqu'à ce
qu'il y soit prêt. Dans son livre Naissance Océane (Ocean
Born, 1989) la sage-femme Chris Griscom décrit son expérience
de laissant son fils se frayer sa propre voie hors de la matrice:
[je demande]
au col de quelle couleur il a besoin pour s'ouvrir
facilement, la couleur cligne devant mes yeux et je commence à
me voir moi-même buvant cette couleur directement dans mon col.
Je sens une réponse subtile mais immédiate.
Il y a un frétillement maintenant. Le bébé descend,
comme je commence à rêver. Tournant hors de l'orbite du temps,
je dors dans la mer, jusqu'à ce que je sente la montée d'une
nouvelle contraction. Je fais surface telle un dauphin, puis plonge à
nouveau. La naissance arrive. La gratitude pour la facilité de
ce passage me submerge, je sens le sel, le lent passage de larmes laissant
des traces sur mon visage. Comme une pierre gigantesque, la pression de
sa tête pèse lourd sur mon plancher pelvien. Avec toute ma
puissance, je pousse la pierre
Oui, je suis moi-même cette
pierre. Le mouvement s'empare de moi et je me sens poussée de plus
en plus rapidement
Une explosion de lumière
Je vois le ventre d'un énorme Bouddha,
J'y suis projetée
Ravissement
Béatitude
Extase.
Ne pas déranger
Pour quiconque ayant déjà assisté aux ateliers de
Dr. Michel Odent, vous l'avez sûrement entendu répéter
encore et encore, «la chose la plus importante est de ne pas déranger
la mère». Nous croyons savoir ce que cela signifie. Le plus
de naissances auxquelles j'assiste, le plus je réalise combien
je dérange la femme qui accouche. Le dérangement est souvent
camouflé en une certaine forme «d'aide». Poser des
questions, un encouragement verbal constant, des conversations en apparté
dans la pièce, le cliquètement des caméras—il y
a tellement de façons de ramener une mère de la transe de
son cerveau ancien (nécessaire pour une douce expulsion du bébé)
jusque dans l'instant présent (en utilisant le néo-cortex,
qui interfère avec une douce naissance). Cela doit être évité.
Un article récent sur l'accouchement à domicile de la top-modèle
Cindy Crawford décrit comment les trois personnes en assistance
ainsi que le mari de Cindy avaient une discussion au sujet de la gomme
à mâcher pendant qu'elle accouchait. Cindy décrit
son expérience: «C'était complètement surréel.
J'étais en plein travail et ils débattaient à propos
de la gomme! Je voulais leur dire de se taire mais à ce point,
je ne pouvais même plus parler.» (Redbook, mars 2000). C'était
dans sa propre maison et elle ne pouvait contrôler la distraction
qui survenait durant son premier accouchement. Nul besoin de spécifier,
elle eut une deuxième phase du travail longue, douloureuse et épuisante.
Un accouchement humain est un accouchement de mammifère. Une chatte
donnant naissance à ses chatons est un bon exemple pour observer
l'environnement optimal pour une naissance humaine: un bol d'eau, la
noirceur, de vieux tissus, la tranquillité, la solitude, l'intimité
et la protection contre les prédateurs. Lorsqu'elles accouchent
dans cet environnement, 99.7% des chattes donneront facilement naissance
à leurs chatons. Nous dépensons tellement d'argent en Amérique
du Nord pour des chambres de travail, d'accouchement, de convalescence,
et maintenant de postpartum. Oui, il y a des progrès dans le fait
que les femmes ne sont plus déplacées de chambres en chambres
au cours de l'accouchement, mais il y a tellement plus pour déranger
le processus: l'éclairage, les changements de personnel, les alarmes,
examens, questions, bracelets, rangement, évaluations, discussions,
touchers, vérifications, rapports, changements de position et bien
d'autres.
Lorsque des sages-femmes sont revenues d'une grande unité de maternité
en Jamaïque, elles rapportèrent également une observation
importante quant aux accouchements. Les femmes qui accouchent sont ignorées
jusqu'à ce qu'elles se présentent à la porte du service
et disent: «Garde, j'ai besoin d'aller à la selle.»
Elles sont alors emmenées dans l'unité et donnent naissance
à leurs bébés 25 minutes plus tard. Les bourrelets de
col sont inconnus là-bas. La plupart du temps, la tête est
visible lorsque la femme monte sur la table. Tout le temps compris entre
la dilatation de huit centimètres et la tête au périnée
est accompli en compagnie des autres femmes qui accouchent et elles sont
averties de ne pas s'approcher des sages-femmes jusqu'à ce que
la sensation expulsive soit insupportable sur leur derrière. Le
taux de césarienne et d'accouchements «aux instruments»
sont très faibles.
Renverser l'énergie
L'accouchement se déroule mieux si on le laisse s'accomplir seul
et la poussée devrait se faire selon les indices propres à
la mère. Ayant dit cela, je désire néanmoins apporter
certaines exceptions à la règle. Après des heures
de dilatation complète avec des sensations qui diminuent, que fait-on
si la mère est languissante? Le sentiment d'anxiété
et de fatigue augmente dans la pièce et il est inutile de laisser
les choses se prolonger trop longtemps. De telles situations surviennent
souvent pour des premiers accouchements, lorsque la mère insiste
pour avoir toute sa famille présente. Cette dynamique est telle
que c'est une des raison pour laquelle j'interdis aux mères voulant
un accouchement vaginal après une césarienne (AVAC) d'avoir
des spectateurs. L'accouchement se déroule mieux lorsqu'il est
accompli en privé même si la femme désire à
un niveau conscient avoir des visiteurs. Dans ce genre de situation, la
sage-femme peut aider en changeant la direction du courant. Normalement,
nous pensons du bébé qu'il «va et vient».
Dans ce scénario, rien ne bouge. C'est un peu comme avoir le doigt
pris dans un piège à doigts. Plus la mère essaie
de pousser le bébé vers la sortie, plus le processus devient
fatigant et difficile. À cette étape, il peut être
utile de placer la mère dans une position «genoux-torse» et de lui dire de tenter de ramener les fesses du bébé
près de son cou pour quelques poussées. Ce peut sembler
une consigne étrange, mais si elle a appris à vous faire
confiance, elle donnera un coup de coeur. Inverser l'énergie et
accomplir un mouvement en direction opposée peut accomplir des
miracles. Après cinq ou six sensations dans cette position avec
un effort volontaire de la part de la mère, la tête ftale
apparaît soudainement au périnée. Pour ceux de vous
qui connaissent les arts martiaux, vous comprendrez que le concept d'inversion
des directions a pour but de reprendre le momentum. C'est le Tai-Chi de
la sage-femme.
Faire face à la peur.
Les facteurs psychologiques impliqués dans l'accouchement sont une source
infinie de fascination pour certains accompagnants de la naissance. J'essaie de tout
garder simple. Mon travail est d'aider à faciliter la naissance, pas de pratiquer
la psychologie. Lorsque je commence à être effrayée aux accouchements,
la dernière chose que je désire est la peur de quelqu'un d'autre ajoutée
à la mienne. C'est un penchant naturel mais nuisible pour faire circuler l'énergie
et faire venir les bébés au monde. J'ai appris à être
attentive aux moments où je suis effrayée et à répondre
à mes peurs en disant à voix haute à la mère, «Linda, quelle est ta plus grande peur maintenant?»
Linda peut prendre quelque temps mais éventuellement dira quelque
chose que je n'aurais jamais pensé qu'elle retenait et dont elle
était effrayée. Habituellement, il est suffisant pour elle
de simplement l'exprimer. Quelque fois, elle a besoin de réconfort
et de réassurance. Je remarque qu'à chaque fois que la peur
est exprimée elle commence à disparaître ou à
tout le moins, elle perd de l'emprise sur la naissance. Soyez audacieuses
à propos de l'expression des peurs et des angoisses non-exprimées.
Une mère primipare a déjà répondu à
ma question «Quelle est ta plus grande peur maintenant?»
en disant «J'ai peur d'être incapable de m'ouvrir et de laisser
sortir mon bébé». Aussitôt que ces paroles
furent prononcées, son bébé donna un grand élan
et la tête fut visible à la vulve.
La linguistique et les concepts.
Les sages-femmes ont sous la main de nombreuses recherches les encourageant
à être patientes avec les attentes de la deuxième
phase et pour l'expulsion physiologique du bébé. Il est
impératif de reconnaître de quelle façon nous pouvons
être aidantes et supportantes pour aider la mère à
entrer dans cet état de transe cérébrale profonde
qui conduit à une naissance aisée. Je trouve très
à propos d'avoir un nouveau langage et de nouveaux concepts pour
expliquer le processus aux praticiens. Dr. Odent m'enseigna à attendre
le «réflexe d'éjection du ftus». C'est
un réflexe comme un éternuement. Une fois qu'il est présent,
vous ne pouvez le retenir, mais si vous ne l'avez pas, vous ne pouvez
le forcer. En attendant pour le «réflexe d'éjection
ftal», j'imagine la mère dilatant à «onze centimètres». Ce concept m'aide à me rappeler
que nous ignorons qu'il y a peut-être encore de la dilatation à
atteindre hors de portée des doigts gantés, mais que certaines
femmes ont à accomplir avant d'accomplir le «réflexe
d'éjection du ftus». Je trouve également valable
de voir l'accouchement comme un «processus d'élimination» tout comme les autres «processus d'éliminations»—la toux, la défécation, l'urine, les pleurs et
la transpiration. Tous son valables (comme celui d'accoucher) pour le
maintien de la santé du corps. Ils requièrent tous le «décrochage du mode pensant» et de changer d'état.
Mon amie Leilah aime répéter: «l'accouchement se
déroule sans cerveau.» Après que tous les processus
d'élimination se soient accomplis, nous nous sentons bien mieux
jusqu'au prochain besoin. Chaque individu est compétent pour gérer
ses fonctions d'élimination corporelle sans un tas d'informations
provenant des autres. Les complications liées à l'accouchement,
spécialement pour les mères primipares, sont souvent le
résultat de l'ingérence avec un processus qui ne nécessite
simplement qu'un peu de temps et d'intimité pour s'accomplir tel
que prévu.
Gloria Lemay est une assistante de naissance à titre privé à
Vancouver, Colombie Britannique, Canada, et une contributrice fréquente
de Midwifery Today et The Birthkit.
Pour voir d'autres articles en français, on vous invite à consulter la page d'entrée en français.
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